Le système contractile et Fibres musculaires

Le système contractile est un organisme hautement complexe, capable d’exprimer le travail mécanique ou la force et de s’adapter aux stimuli externes, changeant dans le temps sa structure et sa fonction pour, dans certaine limites et dans une, juste proportion, être capable de réparer les cellules endommagées.

La fibre musculaire est un tissu très plastique et jamais inerte, sa composition au cours de la journée ou des mois n’est jamais la même mais renouvelle continuellement ses composants protéiques, lipidiques et glucidiques.

La fibre contractile, en plus d’être recouverte par un tissu adjacent, est protégée par une membrane spéciale qui s’appelle le sarcolemme. Imaginez une toile très fine qui enveloppe délicatement notre corps dans un but non seulement de protéger l’intégrité de la structure, mais aussi de filtrer les substances et les messages arrivant de l’extérieur. En pratique, le sarcolemme évalue ce qui doit passer et ce qui doit rester au dehors, gérant aussi la temporalité de ces événements, ce qui est fondamental pour la survie et le fonctionnement du muscle.

Prenons encore un exemple : Imaginons un Policier dont dépendrait l’écoulement de la circulation, qui chercherai à rendre plus fluide et efficace la masse d’informations qui arrive. Il accepte le passage correct de l’impulsion électrique qui parvient du système nerveux de façon que l’action qui en résulte soit parfaite et ne s’enraille pas. Il collabore à la transmission adéquate de la force produite à l’intérieur de la fibre, faisant le lien entre la cellule et le tissu adjacent.

Comme une caisse de résonnance, il facilite le transport de la tension engendrée, accélérant également le phénomène.

En résumé : La cellule crée la force, laquelle arrive à la membrane ou sarcolemme, passant au tissu adjacent et de là arrive finalement à l’insertion et au point d’origine du muscle, se traduisant alors par le mouvement voulu. Ce mécanisme peut paraître compliqué, tandis qu’en réalité c’est une méthode très rapide et efficace pour produire le mouvement mécanique sans perdre sur le trajet une parcelle de la force générée.

Les fibres musculaires :

Sous le sarcolemme se trouve la fibre musculaire qui est à l’origine de notre indépendance locomotrice. A l’intérieur de chaque simple fibre on peut voir des milliers de filaments protéiques qui s’agencent sur toute la longueur de la cellule dans le sens longitudinal. Ces « spaghetti » protéiques, dénommés myofilaments ou myofibrilles, sont immergés dans une substance liquide qui s’appelle sarcoplame. Imaginez maintenant une marmite pleine d’eau avec des spaghettis disposés horizontalement les uns au-dessus des autres jusqu’au bord. Ces filaments sont constitués d’un grand nombre de protéines, eux-mêmes constitués d’acides aminés. Faites encore en effort d’imagination : On peut représenter les filaments protéiques comme une quantité de petites briques mises l’une devant l’autre de façon à former une rangée assez longue ; les acides aminés sont le matériau avec lequel on construit la brique.

Les myofilaments peuvent se raccourcir, maintenir la position initiale ou s’allonger dans chacun de ces cas, il y a production de force musculaire.

Les protéines seront au contraire employées comme source d’énergie seulement en cas de nécessité d’un effort prolongé ou s’il y a un empêchement pour recourir aux sucres et aux graisses en quantité suffisante.

Il subsiste une différence fondamentale en termes de temps, pour avoir recours aux lipides plutôt qu’aux sucres. La quantité de sucre, en fait est toujours moindre par rapport au stock de graisse et avec la rapidité même à laquelle arrivent les demandes d’énergie, les stocks sont rapidement épuisés. C’est pour cette raison qu’un entraiment anaérobique est de brève durée par rapport à un marathon au régime purement aérobique.

Lorsqu’on travaille de façon continue sur un faisceau musculaire de manière anaérobique, après deux minutes environs on doit interrompre la contraction puisque le stock d’énergie et donc de sucre est épuisé. Il faudra se reposer quelques minutes pour recharger une nouvelle quantité de carburant et reprendre le travail.

Récapitulons ce que nous venons de voir : la fibre musculaire est en mesure de travailler en activité aérobique et anaérobique, en transformant les éléments simples des aliments en énergie contractile.

Elle possède une structure capable de bruler ces éléments et de créer ainsi le carburant qui permettra le raccourcissement ou l’allongement de ses fibres protéiques.

La musculation est une activité sportive qui s’inscrit dans un régime anaérobique. De par leur composition même, les fibres sont plus prédisposées à utiliser soit les sucres soit les lipides.

On peut faire alors une grande distinction (essentielle pour comprendre le concept d’entrainement) entre fibres aérobiques et fibres anaérobiques. Pourtant, il existe probablement une nette prévalence d’un type sur l’autre et, sauf quelques exceptions et, par-dessus tout, dans le cas d’un entrainement suivi et d’autres stimulations qui parviennent au tissu musculaire, le pourcentage de ces deux fibres change. La littérature nous apprend qu’on peut mettre en évidence ainsi une vingtaine de cellules contractiles différentes mais, pour des raisons de simplification et pour rendre plus pratique ce qui est contenus dans cet article, nous avons choisi d’en distinguer seulement deux.

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