Sucre et addiction [Infographie] - 05/01/2016 - CEDUS

 

L’attirance pour le sucre et le sucré est souvent à tort, confondue avec l’addiction.

 

Or, le plaisir peut exister sans dépendance : voici 5 choses à savoir sur le sujet.

 

1. Apprécier le sucré correspond à un besoin physiologique L’attirance pour le sucré est innée et permet d’identifier des aliments sources d’énergie. Le sucre est une source de glucose, carburant de l’organisme.

 

2. La saveur sucrée stimule la libération de dopamine Consommer des aliments agréables au goût, comme le sucre, active le système de récompense. Celui-ci secrète de la dopamine qui procure une sensation de plaisir et de bien-être.

 

3. Les effets des aliments et des drogues ne sont pas du même ordre Le taux de dopamine libérée par la saveur sucrée est 100 fois moins élevé que celui libéré par la drogue. Les aliments augmentent la teneur en dopamine dans le cerveau de 45% alors que l’amphétamine et la cocaïne l’augmentent de 500% (Source OMS, 2004).

 

4. Aucune « dépendance au sucre » n’a été observée chez l’homme Des expériences menées par une équipe de chercheurs du CNRS (2007) ont montré que 9 / 10 rats ont choisi de s’auto-administrer de l’eau sucrée plutôt que des doses croissantes de cocaïne. Toutefois, ces expériences chez l’animal ne sont pas extrapolables à l’homme dans son environnement.

 

 5. Comportement compulsif n’est pas addiction L’attirance pour le sucre n’est pas considérée comme une addiction (Source : Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, Consensus Neurofast 2014). Il ne faut pas confondre attirance forte et addiction, car aucun aliment n’est en lui-même addictif.

En revanche, il arrive que des personnes aient des envies compulsives liées à une dépendance psychologique au fait-même de manger, ces compulsions étant renforcées en cas de restriction.

Tout est question d’équilibre ! Tout aliment peut être consommé en quantité raisonnable. Le plaisir peut exister sans dépendance

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